Le soleil est là
et j'ai ressorti mon appareil photo pour partager avec vous un géranium vivace et une glycine :
19 journée mondiale contre la fibromyalgie
tout le programme organisé par fibromyalgiesos ici :
http://fibromyalgiesos.fr/rdv2/
Un poussin est né !
Je vous avais présenté un coq, puis une poule réalisés en trapunto.
Et bien, depuis, un poussin est né :
Je l'ai réalisé en lin peu serré, matière très agréable à travailler, méché en couleur.
Le bec est brodé au point lancé.
Avis de recherche : couvercles
Je recherche, pour mes desserts maison, les couvercles plastiques de verres à moutarde de marque maille ou amora.
Ceux-ci s’adaptent parfaitement sur le petits pots de récup’ de verre pour crème la laitière :

Etre une maman fibromyalgique
Avoir une maman fibro et SFC, c’est être triste parce qu’elle ne peut pas faire …un tas de choses.
Avoir une maman fibro, c’est ressentir une vive injustice : elle ne l’a pas mérité, moi non plus.
Avoir une maman fibro, c’est souffrir de la pousser en fauteuil roulant quand elle ne peut plus marcher et/ou qu’elle ne peut marcher et s’occuper de choisir des vêtements ou des chaussures ou se concentrer sur un choix.
Avoir une maman fibro, c’est se débrouiller seul pour accueillir son correspondant avant qu’elle ne me rejoigne : elle arrive, mais en retard parce qu’elle à dû se reposer avant de conduire seulement 12 mn et que ses pas sont très lents.
Avoir une maman fibro, c’est être énervé lorsqu’elle me pose la même question 3 fois de suite et qu’elle ne se souvient ni d’avoir posé la question, ni de mes réponses réitérées.
Avoir une maman fibro, c’est passer beaucoup de temps en transport en commun le jour où une consultation médicale s’impose et qu’elle n’est pas capable de conduire assez longtemps pour se rendre en ville.
Etre une maman fibro, c’est à la moitié d’un traitement, se tromper de nombre de prise d’un médicament et donner trop d’antibiotique pendant 3 jours, ne pas réagir à l’annonce de la boite terminée. Heureusement que le papa est là !
Etre une maman fibro, c’est ne pas reconnaître la maman d’un copain de son fils, ni celui-ci.
Etre une maman fibro, c’est devoir demander à ses enfants des tas de choses que je ne peux pas faire, ou pas faire longtemps.
Etre une maman fibro, c’est dire à son ado : « ne fais pas confiance à ta maman, vérifie l’ordonnance».
Etre une maman fibro, c’est constater quelque chose et ne pas réagir, ne pas en tirer les conséquences, avoir l’impression de se comporter parfois comme une adolescente.
Etre une maman fibro, c’est avoir mal de se comporter parfois ainsi, même en sachant que son cerveau lui joue des tours à certains moments.
Etre une maman fibro, c’est être fière de ses enfants, qui ont grandis un peu plus vite, et qui ne se plaignent que très rarement de cette situation.
desherber le jardin avec la fibro
J’aime beaucoup jardiner et cela me fait beaucoup de bien,
si je m’arrête avant d’être fatiguée.
Mais à condition de m’asseoir : j’utilise un petit tabouret repose pied.
Pour limiter les douleurs des poignets, c’est avec une orthèse à chaque main, sans passer les pouces dans l’emplacement réservé sous peine de douleur immédiate, sans rien faire.
Et comme je n’ai pas beaucoup de force dans les mains je désherbe avec une gouge à asperge.


coussin
Il y quelques temps, je vous indiquais que j'utilisais un coussin pour ne pas me faire mal seul.
Et bien c'est celui-ci, réalisé il y un certain nombre d'années
Une jardinière totale récup'
J’aime beaucoup plantes et fleurs, mais celles-ci souffrent aussi parfois de mon épuisement : elles doivent attendre que j’ai plus de force et de temps pour boire.
J’ai vu à la télé, qu’avec des plantes élevées selon la technique de l’aquaculture, il était possible de les arroser avec une solution adaptée toutes les 3 semaines environ.
Donc, je me lance !
Tout est récupération dans cette jardinière :
Le contenant est le récipient des déchets de ma centrifugeuse qui a rendu l’âme.
La réserve d’eau au fond du pot est constituée de pot à faisselle en plastique.
Le réservoir de remplissage est une bouteille de vinaigre coupée à la bonne hauteur et écrasée pour s’adapter au pot.
Les billes d’argiles sont remplacées par les morceaux cassés au marteau d’un pot de terre cuite en morceaux.
Même la plante est récup : des boutures que j’ai réalisées.
Et je n’ai pas acheté de solution nutritive dédiée à cette méthode de culture mais j’ai beaucoup dilué dans l’eau mon engrais habituel.
J’ai percé le dos du pot pour l’accrochage mais vous ne le verrez pas maintenant : j’ai besoin d’aide pour l’accrocher.
Fatigue physique, cognitive et intellectuelle.
Lorsque la fatigue, cette chape de plomb, m’envahit, parfois en 2 ou 3 minutes,
je ne peux plus réagir avec humour malgré mon désir de ne pas devenir pénible :
Le cerveau passe alors en mode patinage débutant (ou économie d’énergie ?)
et tout le corps en mode survie :
Je ne parle plus, ne suis plus capable de réfléchir, d’accéder
à ma mémoire,réservant mes faibles ressources pour assurer le minimum vital :
respirer , pas profondément, mais en surface afin de ne pas faire craquer
les muscles du dos ; se déplacer encore, lentement, très lentement,
si lentement que je crains de perdre la course contre l’escargot,
jusqu’à un endroit où je pourrai me reposer et recharger suffisamment
les batteries avant de parvenir en un lieu où je pourrai enfin dormir une heure, récupérer.
Bref, d’une femme dynamique je deviens une limace au cerveau ramolli.
Heureusement qu’il y a des moments ou mon cerveau fonctionne normalement. Pour mon corps, c’était dans une autre vie.
Mon corps, son pire ennemi.
![]()

Je m’allonge sur le côté, genou gauche au-dessus du droit,
cheville gauche sur la droite.
Cette fois encore, chaque genou, chaque cheville provoque la douleur de l’autre.
Vite, un coussin pour arrêter cette douleur.

Je vous le dis, dans ces cas-là, mon corps est son pire ennemi.














